À l’âge de la puberté, je me suis aperçue que le monde appartenait aux hommes et que je n’étais qu’une actrice de second plan dans un drame séculaire patriarcal. À 12 ans d’âge je voyais partout dans les médias – télé, livres, films – les hommes qui géraient tout, vivaient une vie à couper le souffle, pleine d’intrigues et d’aventures, étant agents secrets, flics, vigiles, athlètes professionnels. Il y avait aussi quelques femmes, mais dans les années du début du mouvement féministe elles étaient manifestement repoussées à l’arrière-plan, des faibles femmelettes dont la féminité a été prise pour cible par de mauvais gars et les damoiselles que des super héros sauvaient de la mésaventure. SHUTTERSTOCK_334043390_Huge

Même maintenant, en assumant de plein gré mon rôle féminin, je lutte contre la jalousie phallique qui était si caractéristique du début de mon adolescence, vivant par procuration l’aventure des  personnages masculins du cinéma, de la littérature et de temps en temps de la vie réelle. Il n’y a pas beaucoup de place dans la culture pop pour une groupie. Les hommes blancs sont à la tête des médias et par conséquent les personnages expriment le point de vue d’un homme blanc y compris tous ses fantasmes et ses désirs. Heureusement, au fil des décennies, les histoires ont été disséminées dans le paysage de la culture pop et les choses ont commencé à changer. Les femmes ont commencé à parler d’elles-mêmes et de prendre les devants de la scène. Mais c’étaient plutôt rare et encore moins souvent pour les femmes de couleur.

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Être séduisante pour le sexe opposé est merveilleux merveilleux, voire même d’avantage avec l’âge. Ne serait-ce génial d’être appréciée pour son esprit et les qualités plutôt que simplement pour son enveloppe externe? C’est ce qui résulte  du monde des hommes dominé par les hommes, un monde dans lequel malgré les victoires sociales obtenue par les femmes, la biologie dicte que nous restons de fidèles assistantes, des deuxième rôles, les Robin du Batman. Je pense que Freud n’avait raison qu’à moitié. Ce ne sont pas les pénis que les filles nous envient, mais ce sont les libertés qui viennent avec.

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